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Colossale surprise par Nicolas Villodre

Il y a deux ans de ça, Elisabeth Schwartz et Christine Caradec avaient remonté, avec les élèves des conservatoires et ateliers des beaux-arts parisiens – danse, musique, arts plastiques, tous âges et physiques confondus –, à l’Auditorium Saint Germain (les acronymophiles, il en existe, préfèrent dire « èmepédeuza » pour MPAA), une section de vingt-cinq minutes de Titan, pièce de danse chorale créée à Magdebourg en 1927 par Rudolf Laban. Dimanche dernier, ces deux mêmes personnalités du monde de la danse ont proposé en une heure environ leur lecture de la partition notée par Albrecht Knust en 1928 du ballet qui durait près de trois heures à l’origine et qui n’avait été repris qu’une fois, en 1928, à Hambourg.

Le fondateur et gourou de la danse d’expression allemande, à qui on doit, entre autres, le plus fameux système de notation du mouvement, inscrivit la danse, peu après l’Américaine Isadora Duncan et parallèlement au Suisse Emile Jaques-Dalcroze, dans le courant, particulièrement vivace en Allemagne, de retour à la nature, dont on trouve trace dans le documentaire de la République de Weimar Force et beauté (1925) restauré l’an dernier par la Fondation Murnau de Wiesbaden. La danse s’ouvrit dès lors à la pratique « amateur » et aux manifestations de corps non spécialisés. Il contribua non seulement à développer la danse dite libre mais à l’autonomiser par rapport à la musique.

Ayant sa propre valeur plastique – en l’occurrence, non du tout figurative –, sa structure interne, sa richesse rythmique, une œuvre comme Titan peut être donnée en silence ou bien, comme l’ont souhaité Mmes Schwartz et Caradec, accompagnée d’une partition sinon la suivant à la lettre, du moins écrite dans l’esprit moderne des années vingt, ce qui est le cas de Der Dämon (1923) de Paul Hindemith – une création musicale de Young Seo venant compléter cet opus sans le contrarier le moindre du monde. D’après Patricia Kuypers, le ballet fut inspiré à Laban par son voyage de plusieurs mois en Amérique en 1926. Il se réfère également au jeune Goethe et à son ode Prométhée.

La superproduction de Laban étant destinée à une troupe de soixante-quatre à quatre-vingts interprètes, suivant les sources, inutile de préciser que la tâche des deux chorégraphes-maîtresses de ballet n’a pas dû être simple. Malgré quelques légères hésitations sur le placement, des décalages ici ou là, des désynchronisations imprévues, la représentation à laquelle nous avons assisté nous a totalement convaincu – les maladresses garantissant une indiscutable fraîcheur interprétative. La pièce est un monument en soi, un chef d’œuvre ressuscité grâce au travail opiniâtre des deux initiatrices, à la collaboration artistique de Mathieu Bonardet, Patrick André, Fred Labrosse, Vincent Pagès, Olivier Bernard et à la participation collective des parents et des enfants, quelquefois des deux ensemble, des répétitrices, des professeurs et de l’équipe technique de l’auditorium.

Malgré les connotations du titre, l’œuvre est abstraite, mathématique, au sens géométrique du terme, polysémique ainsi revivifiée, sinon dans son métrage initial, du moins dans toute son ampleur, dans sa redoutable complexité, dans son étonnant foisonnement. Rien de virtuose n’est pourtant exigé des danseurs, si ce n’est leur naturel à retrouver, un but difficile à atteindre pour qui a pour réflexes ceux de l’interprète chevronné. On aimerait cependant voir ce que donnerait Titan dansé par une troupe professionnelle, quitte à dénaturer le projet originel ou la visée pédagogique de nos deux spécialistes. Garderait-il alors sa beauté visuelle, incarné par un corps de ballet comme celui de Garnier, de l’Opéra de Lyon (remarquable dans sa reprise de Dance de Lucinda Childs) ou par une compagnie moins académique comme celle d’Angelin Preljocaj, de Jean-Christophe Maillot ou de Thierry Malandain?

Nicolas Villodre villodre@noos.fr



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