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Fusion chorale par Nicolas Villodre

La dizaine de chanteurs-danseurs de l’ensemble Phuphuma Love Minus débarqués quai Branly pour dispenser quatre galas à l’auditorium Lévi-Strauss (l’ethnologue, pas le fameux mercier) nous a réjouis, une heure durant, en ce retour de beaux jours coïncidant avec l’arrivée du printemps et du passage à l’heure d’été.

Fondé en 2002 par Khetheyakhe Ngidi dans le village sud-africain Ngabayela-Umsinga, du Kwazulu-Natal, région elle aussi natale de la troupe, dirigé de main de maître par Nhlanhla Mahlangu, ce chœur à 100% d’hommes transmet ses traditions populaires ancestrales auxquelles s’ajoutent des influences issues des cultures urbaines, des chorus lines du music-hall anglo-saxon, des routines de vaudeville noir-américain, des gimmicks d’accompagnateurs de chanteurs de soul music, ainsi que des thèmes plus contemporains comme celui, toujours d’une brûlante actualité en Afrique, du Sida.

Lancée sur la scène internationale grâce au spectacle de Robyn Orlin, Walking next to our shoes... Intoxicated by strawberries and cream... We enter continents without knocking... (2009), produite et diffusée par Damien Valette, cette troupe de zélés zoulous se compose de nos jours des talentueux interprètes que sont, unis et séparément, Amos Bhengu, Celimpilo Ngidi, Jabulani Mcunu, Mbongeleni Ngidi, Mbuyiseleni Myeza, Mlungiseleni Majozi, Mqapheleni Ngidi, Saziso Mvelase, S’yabonga Majozi, Lucky Khumalo. Tous sont sapés à l’identique, en costume sombre, mocassins en cuir brillant, chaussettes et gants à damier ska (en noir et blanc, comme celui pour grands prix de formule 1), col à la Cardin, cravate et pochette à fines rayures obliques, sauf l’exception confirmant ce code vestimentaire, le soliste, en négatif, donc de blanc vêtu et portant chemise noire.

Tandis que s’installe le public venu en grand nombre, un des artistes, assis en tailleur, chante in petto tout en lustrant suavement ses pompes. Sans façon. Sans se soucier de quoi que ce soit d’autre. Le reste de la compagnie fait son entrée depuis l’orchestre en dévalant les marches empruntées par le vulgum pecus. Le principe choral est toujours un peu le même, depuis la nuit des temps et, semble-t-il, quel que soit le continent. Le chant procède de questions-réponses, qu’en jargon musicologique on qualifie d’appels-répons, cette alternance entre soliste et groupe étant à l’origine du chant polyphonique. Le rôle du maître de cérémonie ou de chef d’orchestre passe ici d’un interprète à l’autre, quelle que soit la couleur de son vêtement ou celle de son timbre, que le jeune gens soit ou non armé de baguette, de bâton de majorette – ou de maréchal.

Pour ce qui est de la danse, car les arts restent indissociés dans cette communauté laïque aux références spirituelles (on pense, naturellement, au gospel), il semble qu’elle résulte également de plusieurs sources : expression de cultures guerrières, unisson du travail à la chaîne, discipline de fer de la revue de music-hall, allusion sexuelle à l’absence de l’être aimé, pantomime animalière, action illustrative des lyrics, etc. Les voix mâles sudafricaines au grain moelleux (à cet égard, un des poèmes chantés a la même structure que le légendaire Mbube écrit en 1939 par Solomon Linda), distribuées sur scène suivant différentes configurations, spatialisées, contrastent avec les cris suraigus qui rappellent les youyous féminins nord-africains. Il en va de même pour la gestuelle. La queue leu leu façon frères Ripolin, en plus maniéré sans doute (chaque danseur tenant en main le pied de son prédécesseur, au risque de faire s’effondrer la file entière) jure avec le jeu de jambes viril, pour ne pas dire martial. Le défi, en l’espèce, étant de lever la gambette le plus haut possible.

À ces moments d’affrontement virtuels, nos compagnons de la chanson se transforment en danseuses de cancan.

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photos © D.R.



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