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Hommages parisiens à Murray Louis par Nicolas Villodre

Le matin du 13 avril 2017, en pleines Pâques ou Pessa’h, les cendres du danseur et pédagogue Murray Louis rejoignaient celles de son compagnon de vie, le chorégraphe Alwin Nikolais, figure majeure de la danse moderne américaine, au Colombarium du Père Lachaise, à côté de celles d’Isadora Duncan. Le soir, pas bien loin du cimetière, dans ce même vingtième arrondissement riche en histoire, les disciples français de ce courant de danse rendaient hommage à l’interprète singulier et technicien virtuose qu’aura été Louis, à l’invitation de Prisme Nikolais, au Regard du cygne, en présence d’Alberto del Saz, directeur de la Nikolais-Louis Foundation for dance.

Animée par Dominique Rebaud et Marc Lawton, cette veillée pleine d’émotion a alterné moments d’évocation de la vie de Murray Louis, projection d’archives filmiques le montrant danser, témoignages dits ou lus par ses proches, ses amis, ses élèves et, naturellement, des solos improvisés pour l’occasion, notamment par Dominique Boivin et Alberto del Saz. Amy Swanson a montré une vidéo où elle et le regretté Fabrice Dugied évoquaient une rencontre de Murray. Alain Foix a jonglé verbalement avec les concepts bergsoniens définissant la grâce et le rire, caractérisant, selon lui, Louis. D’autres invités, comme Christine Graz, distinguaient la bienveillance du regard du chorégraphe Nikolais de l’humour corrosif déstabilisant qui caractérisait aussi Murray Louis.

Un bon croquis valant mieux qu’un long discours, les brèves séquences filmiques compilées et agencées par Arnaud Sauer permettent d’apprécier la grâce de l’interprète évoquée plus haut, sa gestuelle de haute précision, la fluidité de ses enchaînements et incessants changements d’axe (pour ne pas dire “décentrements”) ainsi que sa prédilection pour l’affrontement effronté du public qui trahissait son goût pour le spectacle de Broadway, les routines de chorus boys, le clin d’œil cabaretier. Ses dons de mime étaient indiscutables, qui contrebalançaient sans doute la mécanique, l’abstraction géométrique et par là même la polysémie de l’art du mentor Nik.

Raphaël de Gubernatis donne dans L’Obs l’impressionnante liste de danseurs qui ont adopté la Méthode nikolaienne, transmise directement par le maître ou bien par Murray, en Amérique et en France, à New York et au CNDC d’Angers depuis les origines de cet établissement : Carolyn Carlson, Susan Buirge, Anne-Marie Reynaud, Odile Azagury, Daniel Larrieu, Philippe Decoufflé, Marcia Barcellos, Dominique Rebaud, Dominique Boivin, Philippe Priasso, Mark Lawton, Christine Gérard, Daniel Dobbels, Caroline Marcadet, Brigitte Asselineau, Dominique Petit. Tous n’ont pu participer ou assister à la soirée. D’autres, comme Manuele Robert, Catherine Langlade, Josiane Rivoire, Yannick Kergreis, Anthony Michelet, Eugenia Roucher, Elisabeth Schwartz, Catherine Gallant, Doris Vuilleumier ou Luc Petton, ont pu se libérer.

Une magnifique lettre de Carlson rend hommage à Murray : l’« instigateur des œuvres révolutionnaires créées par Nik dès le début des années 50 (...) me prit immédiatement sous son aile. Il fut mon ange gardien, m’aida à comprendre la profondeur des thèmes de la philosphie de Nik et instilla en moi la joie de danser pendant la création de la pièce Tent. Je l’avais comme professeur une fois par semaine et pleurais fréquemment pendant ses cours ! Oh ! Carolyn, disait-il, recommence ! Pourquoi ne comprends-tu rien à rien ? (...) Ses solos, artistiquement remarquables, m’impressionnaient, surtout Chimera. Sa facilité à bouger à la vitesse de l’éclair, ses yeux qui suivaient chaque geste, ses qualités aériennes, toutes de légèreté, avec, dans le même souffle, la qualité de la descente... Je le considérais comme un catalyseur des forces mises en jeu dans l’œuvre de Nik. »

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photos 1, 3, 4 & 5 © Nicolas Villodre D.R. - Photo 2 © Alberto del Saz facebook D.R.

n°1 & 4 diapos projetées de Murray Louis / n°3 Marc Lawton, Alberto del Saz et Dominique Rebaud / n°5 solo de Dominique Boivin

www.nikolaislouis.org / www.leregarducygne.com



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