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Chronophotographies par Nicolas Villodre

De même qu’il ne fut pas aisé de succéder à Balanchine dans le ballet romantique, si ce n’est en reprenant les choses telle qu’elles furent avant lui, de toute éternité ou comme elles durent l’être du temps de Petipa – le travail de restauration, dans tous le sens du terme, effectué par Noureev à Garnier peut ainsi être estimé à l’aune d’une mission a priori impossible –, il n’a pas dû être simple de succéder au génial Jirí Kylián à la tête du Nederlands Dans Theater. Ce qu’ont pourtant fait Sol León et Paul Lightfoot au début du siècle en cours.

Pour fêter le retour en trompette de la canicule, Chaillot a offert son plateau à la première division de la compagnie flamande, le NDT1 (le 3 constituant son équipe « de réserve » et le 2, celle des espoirs) versée dans le néoclassique depuis bientôt soixante ans (maison fondée en 1959). Safe as Houses, de León et Lightfoot, n’a pas dû coûter bonbon question droits musicaux : le bon vieux Jean-Sébastien a une fois encore servi, sinon la messe, du moins la danse – à l’insu de son plein gré, ses compos n’étant pas toutes destinées à ravigoter la gambette – avec un florilège de thèmes tamisés par le jeu de familles des instruments d’hier et d’aujourd’hui, des « arrangements » pour harpe baroque, pour quatuor de clavecin, pour duo d’orgues et pour quantité de gosiers des deux sexes.

Ça le fait. L’élégance vestimentaire des uns (Marlene, qui s’y connaissait en chic, conseillait de faire emplette d’une simple tenue noire) ; le port altier des dévêtus ; la technique de haut niveau d’une démocratie de danseurs respectant les quotas en matière de diversité ; le dispositif scénographique rappelant celui de l’émission de télé-rencontres Tournez manège ! (1985-1993), elle-même démarquée de The Dating Game (1965-1973), avec ce muret pivotant comme une vis sans fin, poussant les danseurs en coulisse ou faisant jaillir leurs remplaçants comme par magie... ces éléments, autant, peut-être plus que la chorégraphie proprement dite, sans grande surprise, concourent au succès d’une pièce de plus de trente minutes dont on ne sent pas la durée.

In the Event, de la chorégraphe Crystal Pite, quoique enténébré d’aspect, s’avère un ballet truffé d’idées de toutes sortes (y compris en danse), avec une approche chorale, groupale, organique de la pâte humaine que la Canadienne pétrit de diverses manières. Le clair-obscur est très travaillé par son designer Tom Visser, qui parvient à obtenir des effets théâtraux, disons pour aller vite, post-romantiques. Lui et l’auteure ont pris le parti de remplacer le décor par une toile de fond s’imprégnant de différentes valeurs tonales ; ils ont joué également avec des rendus matiéristes, des ombres chinoises et des craquelures rouges d’orage menaçant, d’une symbolique efficace.

Les nappes musicales et un peu bruitistes sur les bords d’Owen Belton chargent la barque médusante, celle d’un Noé menant, si possible, sa tribu à bon port. Malgré tout, malgré la pesanteur dramaturgique, la prédominance expressionniste, la redondance entre les éléments visuels, danse incluse, et ceux qui participent du montage sonore, malgré l’anonymat dans lequel sont maintenues une vingrtaine de minutes durant les étoiles que sont aussi, faut-il le rappeler ?, les huit interprètes convoqués, camouflés sous leur tenue sobre donc sombre, la pièce est riche de trouvailles et rationnellement agencée.

Stop-Motion, du duo en charge de la compagnie, doit non seulement son titre mais son intérêt principal au remarquable usage qui y est fait de la vidéo. Celle-ci, imaginée par les chorégraphes, magistralement réalisée par Rahi Rezvani (et, on le sait, une idée, tant qu’elle n’est pas matérialisée, n’a pas de valeur, pour paraphraser Deleuze), envahit insidieusement l’espace chorégraphique. D’une très haute définition, le portrait vidéoprojeté en 9/16e et non l’inverse, côté cour, d’une Belle du temps jadis (disons du XVIIIe siècle), faisant volte-face en un extrême ralenti est, paradoxalement, assez discret, projeté sur l’écran noir des nuits blanches chanté par Nougaro, et non sur une toile blanche.

Il nous a semblé que tout le reste, c’est-à-dire la danse, découlait de cette image fantasmatique de Belle embaumée extraite de son temps, pour ne pas dire ressuscitée au moyen du 7e Art. Du coup, la musique de Max Richter prend, elle aussi, tournure de B.O. de film catastrophe. La gestuelle des danseurs-figurants est dictée par l’effet (spécial) du ralenti obtenu par une caméra comme celles redoutablement précises que possèdent les armées et qui peuvent produire une infinité d’images aussi nettes les unes que les autres. La chute à l’horizontale et en douceur d’un homme plongeant dans l’élément liquide occupe la vingtaine de mètres de la la paroi du fond. Le rêve d’Icare de tout danseur qui se respecte est illustré par l’envol d’un oiseau décomposé image par image (en « stop-motion »). Un angélique hommage à Étienne-Jules Marey...

Nicolas Villodre villodre@noos.fr

Photo 1 © Rahi Rezvani D.R. - Photo 2 © Nicolas Villodre D.R.

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